Mon histoire

Toute petite, je me questionnais sur le monde

Quel est le sens de la vie sur Terre ? Pourquoi les humains ne prennent pas plus soin les uns des autres, et de la planète ? Quelle est ma place, quel est mon rôle ?

 

Grande rêveuse, j’avais la tête dans les étoiles, ou “dans la lune”, comme les adultes aimaient le dire ! Avec toutes mes questions et mes doutes, le monde me semblait assez angoissant. Je me suis réfugiée dans les romans fantastiques et de science-fiction

 

Ces histoires me transportaient dans d’autres mondes, hors de la réalité. Je me suis construit des univers intérieurs, qui furent mes refuges.

 

En grandissant, il m’est devenu de plus en plus difficile de maintenir ma bulle de protection. 

 

J’ai mal vécu mon adolescence, je me sentais complètement en décalage, différente, perdue. J’étais choquée par la violence verbale et physique à laquelle j’assistais chaque jour. 

 

Je ne comprenais pas pourquoi il fallait être dans la compétition destructrice au lieu de l’entraide.

Je me rappelle de ce jour, au collège, où mon groupe d’amies a décidé de faire un cercle de parole. Il faisait beau, je sentais le soleil sur ma peau, et l’idée semblait intéressante, même si je ressentais un peu d’appréhension.

Or ce cercle n’avait rien de bienveillant et avait pour but de permettre à une des filles de nous faire des reproches et de nous monter les unes contre les autres. Cette fille cherchait sans arrêt à prendre le pouvoir sur les autres.

Nous sommes parties fâchées et j’ai eu très peur de perdre mes amies.

J’avais l’impression de ne pouvoir compter sur personne, et je me sentais très seule.

 

Lorsque je regardais les adultes, je voyais des robots éteints, ne faisant qu’appliquer des règles dans une routine faite d’obligations. Je n’avais aucune envie de grandir.

 

J’ai tenté de me détacher de mes émotions et de mes besoins pour gérer mes angoisses. Je me suis tellement éloignée de moi-même que je me voyais vivre comme si j’étais derrière une vitre.

 

Dégoût de moi-même, douleurs et abus dans ma sexualité, solitude et méfiance vis-à-vis des autres : je me suis confrontée à des difficultés dans mes relations et mon corps.

 

Je me sentais de plus en plus déprimée, avec des idées noires. Je voyais parfois la mort comme la  seule échappatoire.

Un jour où j’étais chez mon copain, assise sur son canapé, j’ai commencé à lui parler de ma déprime. J'étais blottie dans ses bras et je me sentais en sécurité. Il m’a conseillé de faire une thérapie, que ça me ferait sûrement du bien.

C’est ainsi que j’ai démarré ma première thérapie avec une psychologue.

 

Cela m’a aidé à sortir la tête de l’eau, j’ai repris ma vie en main, je n’avais plus à subir en permanence. J’ai repris ma part de pouvoir sur moi-même. 

 

J’ai alors décidé de prendre une année de pause dans mes études pour partir voyager en solitaire durant quelques mois.

Cette expérience a transformé ma vie !

Je me revois arriver à l’aéroport de San Francisco, aux Etats-Unis, avec mon gros sac à dos. J’étais lancée sur un voyage d’environ deux mois, toute seule. La personne qui devait m'héberger les premiers jours m’attendait, et je devais réussir à prendre le bus pour arriver chez elle.

Il faisait nuit, j’entendais tout le monde parler anglais, j’étais un peu effrayée. Je devais juste acheter un ticket de bus.

Et là, le drame ! Impossible de retirer de l’argent !

Paniquée, j’ai tenté de solliciter de l’aide avec mon anglais approximatif, et une dame m’a gentiment offert un ticket.

J’étais sauvée ! Soulagée, j’ai pu prendre mon bus, arriver à bon port et régler mon problème d’argent le lendemain.

J’ai pu me prouver tout au long de mon voyage que j’étais capable de me dépasser, et que j’étais courageuse.

 

J’ai rencontré plein de personnes incroyables qui m’ont apporté d’autres points de vue sur le monde et sur mes relations avec les autres.

J’étais bénévole dans une ferme en Arizona, et nous étions en train de construire des serres, sous un soleil de plomb. Je n’avais jamais fait ce genre de travaux, et j’étais un peu en retrait.

Lorsque le gérant me proposa de visser une partie de la structure, mon premier réflexe fut de répondre que je n’étais pas capable de le faire, puisque j’avais appris, notamment en tant que femme, que ce genre de travaux n’était pas à ma portée.

Lorsqu’il m’a regardé en souriant en me disant “of course you can do it !” (bien sûr que tu peux le faire !), qu’il m’a fait monter sur la structure et m’a aidée à visser en m’encourageant, j’ai eu un déclic.

Je pouvais affirmer mes opinions et construire un regard différent sur moi-même et sur la vie.

 

À partir de là, je me suis lancée dans ce que je voulais, MOI. J’ai décidé d’aller à la rencontre de qui j’étais vraiment, et de m’accepter entièrement.

 

Au cours de mes voyages, j’ai été hébergée avec mon copain de l’époque chez une femme pour une nuit. Nous avons un peu discuté autour d’un thé, je lui ai expliqué que je voulais m’orienter vers la thérapie et que je ne savais pas par quoi commencer. Elle était thérapeute et utilisait l’outil de la Programmation Neuro Linguistique (PNL), qui m’a beaucoup plu !

A partir de là, tout s’est éclairé, et j’ai su que j’allais me former à cet outil.

J’ai donc trouvé une école à Lyon et j’ai obtenu mon diplôme en Coaching PNL, ainsi que des certifications pour d’autres outils thérapeutiques.

 

J’ai bien sûr rencontré des obstacles sur ma route, et ce n’est pas fini ! 

 

La différence ? J’avance chaque jour avec un peu plus d’amour pour moi-même, un amour que je peux offrir aux autres. Je suis de mieux en mieux équipée pour avancer dans ce monde en me sentant à ma place et en sécurité.

 

Je suis plus en paix avec moi-même que je ne l’ai jamais été ! Les démarches de thérapie m’ont transformée et donné les ressources les plus efficaces pour évoluer et me réparer.

 

Les thématiques sur lesquelles j’accompagne aujourd’hui (gestion et valorisation de sa différence, identité, genre, image de soi, sexualité, troubles des conduites alimentaires) sont des thématiques que je connais de par mon expérience de vie, et autour desquelles j’ai fait des bonds de géant !

Mes formations sont de véritables ressources pour vous offrir un accompagnement de qualité : PNL, Analyse Transactionnelle, Ennéagramme, Troubles des Conduites Alimentaires, Communication Non Violente… J’ai une super boîte à outils que je continue à remplir chaque année !

 

Je souhaite à présent être celle qui te donnera le soutien et les ressources dont tu as besoin pour te rencontrer, t’aimer et prendre pleinement ta place dans ta vie, en paix avec ta différence qui est une richesse incroyable :)

 

Alors, on se lance dans l’aventure ?

Pourquoi Aurielle ?

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J’ai été inspirée par un personnage féminin nommé Auri, qui apparaît dans la trilogie de romans de Patrick Rothfuss :

“Le tueur de roi”.

Ce personnage est initialement un personnage secondaire, et vit en marge de la société. Elle s’est installée dans des zones abandonnées de la ville et y a créé son foyer, avec son univers très créatif. 

Auri est très discrète, un peu sauvage. Sans avoir d’éléments précis sur son passé, on se doute qu’elle a traversé des épreuves et qu’il est difficile pour elle de s’intégrer au monde. Elle a des difficultés sociales, il n’est pas facile de l’approcher. 

Et à la fois, elle a une grande intelligence, une créativité incroyable, et elle dégage une vraie originalité. Le héros se lie d’amitié avec elle et s’enrichit de cette relation atypique.

 

Extrait

“- Je t'ai apporté des tomates et des haricots mais aussi quelque chose de très spécial...

Je lui ai montré le sachet pour lequel j'avais dépensé presque tout mon argent, deux jours plus tôt, avant que tous mes ennuis commencent.

- Du sel de mer.

Auri l'a pris et a regardé à l'intérieur du petit sac en cuir.

- Mais c'est merveilleux, Kvothe! Qui est-ce qui vit dans le sel?

Des traces de minéraux, me suis-je dit. Chrome, bassal, malium, iode... tout ce dont ton corps a besoin mais que les pommes, le pain et les restes que tu parviens à grappiller ne peuvent lui procurer.

- Les rêves des poissons, ai-je répondu. Et les chants de marins.”

 

Auri a tant à offrir qu’elle a fini par avoir son propre tome “La musique du silence”, ce qui montre à quel point ce personnage est profondément intéressant.

 

Extrait

“Le Douzain était l'un des rares endroits changeant du Sous-Monde. Il était assez sage pour se connaître lui-même, assez courageux pour être lui-même et assez fou pour se changer tout en restant totalement intègre. A cet égard, c'était quelque chose d'unique, et même si le lieu n'était pas toujours sûr ou bienveillant, Auri ne pouvait s'empêcher d'éprouver pour lui une certaine tendresse.”

 

Un personnage si discret qu’on pourrait passer à côté, et pourtant si complexe, avec de multiples facettes et tant de choses à offrir aux autres et au monde… 

 

Voilà ce qui m’a touché, car je m’y suis retrouvée, et si toi aussi tu te vois en ce personnage, sache que tu es parfaitement à ta place ici !

Je peux t’accompagner à t’explorer, libérer tes potentiels dans l’affirmation de tout ce que tu es, et déployer tes grandes ailes multicolores pour apporter ta richesse au monde !